Rejet de la LFR 2026 : Made Codé Ndiaye dénonce les « contradictions » de PASTEF
Dans une tribune intitulée « Le PASTEF face au miroir de ses contradictions », Made Codé Ndiaye critique vivement les arguments avancés par le parti d’Ousmane Sonko contre la Loi de finances rectificative 2026. Le membre fondateur de KIIRAAY - LPR estime que cette position contredit des orientations auparavant défendues par la même formation politique.
« Le PASTEF combat aujourd’hui ce qu’il défendait hier. » Cette formule résume le réquisitoire de Made Codé Ndiaye. Pour cet ingénieur en télécommunications, le rejet du texte budgétaire traduit avant tout une stratégie de confrontation avec l’exécutif. Il reproche au parti de juger certaines politiques publiques selon l’identité de ceux qui les portent, plutôt que selon leur utilité pour les populations.
Les subventions à l’énergie au cœur de la critique
Premier sujet soulevé : les subventions énergétiques. Selon Made Codé Ndiaye, le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko avait défendu la nécessité de réduire les subventions généralisées, jugées trop coûteuses, pour privilégier des aides ciblées sur les ménages les plus vulnérables.
L’auteur s’interroge donc sur la cohérence des critiques désormais formulées contre cette orientation. Il y voit un changement de position dicté par les rapports de force politiques.
Les bourses familiales et les fonds spéciaux également évoqués
Made Codé Ndiaye applique le même raisonnement aux bourses de sécurité familiale. Il soutient que ces dispositifs, présentés auparavant comme des instruments de justice sociale, font aujourd’hui l’objet de soupçons de clientélisme exprimés par certains responsables de PASTEF.
À ses yeux, une politique sociale devrait être évaluée sur ses résultats et ses bénéficiaires, indépendamment de l’appartenance politique de l’autorité qui la met en œuvre.
Sur les fonds spéciaux, l’auteur reproche également à Ousmane Sonko un décalage entre ses exigences de transparence et les pratiques qu’il lui attribue à la Primature. Il affirme que ces mécanismes auraient continué à être utilisés sans réforme préalable de leur encadrement. Cette affirmation constitue l’un des griefs formulés dans sa tribune.
Un rapport de force politique, selon l’auteur
Au-delà des mesures budgétaires, Made Codé Ndiaye estime que le rejet de la LFR aurait été envisagé avant même l’examen approfondi du texte. Il interprète certaines déclarations d’Ousmane Sonko comme les signes d’une volonté de confrontation avec le gouvernement.
Cette lecture l’amène à dénoncer une logique de règlement de comptes qui risquerait, selon lui, de reléguer les besoins des populations au second plan.
L’auteur cite notamment la cherté de la vie, l’emploi des jeunes, l’accompagnement des agriculteurs ainsi que les besoins des écoles et des structures sanitaires.
Un appel à la cohérence politique
Pour le membre fondateur de KIIRAAY – LPR, la controverse dépasse le seul vote d’un texte financier : elle engage la crédibilité des responsables politiques et la constance de leurs engagements.
Sa tribune se conclut ainsi par un appel à faire primer l’intérêt général sur les rivalités partisanes. Une prise de position offensive qui entend déplacer le débat vers la cohérence entre les discours, les décisions prises au pouvoir et les positions défendues à l’Assemblée nationale.


