Assemblée nationale : le projet de loi de finances rectificative finalement rejeté
Coup d'arrêt pour le gouvernement à l'Assemblée nationale. Le projet de loi portant première loi de finances rectificative (LFR) pour l'année 2026 ne sera finalement pas examiné. En adoptant la question préalable soulevée par le député Amadou Ba, les parlementaires ont mis un terme à la procédure d'examen du texte budgétaire présenté par l'Exécutif.

Le verdict des urnes est sans appel. Sur les 165 députés que compte l’Assemblée nationale, 132 ont participé au scrutin, dont 17 par procuration. Au total, 109 députés ont voté en faveur de la question préalable, contre 20 voix défavorables et 3 abstentions.
L’adoption de cette motion de procédure entraîne l’arrêt immédiat des débats et le rejet du texte sans examen de ses dispositions. Un revers parlementaire majeur pour le gouvernement, qui voit ainsi son projet de réajustement budgétaire pour l’exercice 2026 stoppé net.
Au-delà du vote, cette décision ouvre une nouvelle séquence d’incertitude politique et budgétaire. Elle soulève désormais une question centrale : quelles options s’offrent à l’Exécutif pour sortir de l’impasse et poursuivre la mise en œuvre de sa politique financière ?
En rejetant la LFR, les députés n’ont pas seulement fermé la porte à un réajustement budgétaire. Ils ont placé l’exécutif devant un choix institutionnel et politique majeur : renouer le dialogue, rechercher une nouvelle majorité autour de son projet ou envisager les mécanismes constitutionnels permettant de surmonter le blocage. Une épreuve de force dont l’issue pourrait redéfinir les rapports entre le président de la République, son gouvernement et l’Assemblée nationale.
