Thierno Alassane Sall accuse KIIRAAY et PASTEF de se protéger et réclame des comptes
Le député Thierno Alassane Sall, président de la République des valeurs, dénonce ce qu’il considère comme une protection mutuelle entre les dirigeants. Il interpelle le Premier ministre sur les suites judiciaires à donner aux actes que celui-ci aurait évoqués concernant la gestion de la Primature sous Ousmane Sonko.
Les affrontements publics ne convainquent pas Thierno Alassane Sall de la volonté des responsables politiques de faire toute la lumière sur la gestion des affaires publiques. Dans sa déclaration, le député accuse KIIRAAY et PASTEF de se déchirer devant les Sénégalais tout en se protégeant en coulisse.
Son intervention part d’une question adressée à Al Aminou Lô. Selon Thierno Alassane Sall, le Premier ministre a déclaré avoir découvert des « actes inadmissibles » commis à la Primature sous Ousmane Sonko, avant de choisir de ne pas les dévoiler. « Pourquoi refuser de saisir la Justice ? », demande le parlementaire.
Le député demande précisément que ces affirmations donnent lieu à une clarification et, s’il existe des faits répréhensibles, à une démarche judiciaire.
Sa critique vise également le président de l’Assemblée nationale et le chef de l’État. Il reproche au premier une posture de menace et au second son silence, qu’il interprète comme une forme de complicité. Ces appréciations relèvent des accusations politiques formulées par l’auteur.
« Le Sénégal est pris en otage par un système où le chantage a remplacé la reddition des comptes », affirme Thierno Alassane Sall. À ses yeux, les rivalités affichées masqueraient des arrangements incompatibles avec l’exigence de transparence.
Le président de la République des valeurs oppose ces confrontations aux difficultés quotidiennes des ménages. Il estime que les Sénégalais, confrontés aux contraintes du coût de la vie, sont en droit d’attendre des réponses sur la conduite des affaires publiques.
Au terme de sa déclaration, il appelle à une mobilisation citoyenne : « Il appartiendra au peuple sénégalais de s’organiser et d’exiger les comptes qu’ils refusent de rendre. » Une manière de placer la demande de transparence au centre de son intervention, au-delà des échanges entre les deux formations politiques.
