Rivalités politiques : Ndiaga Sylla appelle à remettre les Sénégalais au centre des priorités
Dans une contribution intitulée « Entre principes républicains et contradictions du pouvoir », Ndiaga Sylla questionne la cohérence des positions d’Ousmane Sonko et de Bassirou Diomaye Faye. Il invite les responsables politiques à faire passer les urgences sociales avant leurs stratégies partisanes.
Les rivalités politiques prennent-elles le pas sur les préoccupations des citoyens ? C’est la question centrale soulevée par Ndiaga Sylla dans une contribution consacrée aux contradictions qu’il observe dans le débat public sénégalais.
Prenant comme point de départ des propos qu’il attribue à l’ancien ministre Thierno Lô, selon lesquels PASTEF et Kiiraay seraient déjà en campagne électorale, l’auteur propose une lecture critique des positionnements des deux camps. Selon lui, Ousmane Sonko rejette désormais certaines pratiques qu’il avait acceptées lorsqu’il était Premier ministre, tandis que le président Bassirou Diomaye Faye adopte des positions qu’il contestait auparavant.
Sans dresser un inventaire détaillé de ces revirements, Ndiaga Sylla cite plusieurs sujets sur lesquels les citoyens peuvent, à ses yeux, apprécier la constance des engagements : les fonds politiques, la gestion de la dette, la transhumance politique et le cumul des fonctions.
Ces questions renvoient, dans son analyse, à une même exigence : la cohérence entre les principes défendus et les pratiques de gouvernement. Se présentant comme un expert indépendant, il affirme vouloir privilégier l’observation des faits et l’examen des principes qui doivent guider l’action publique.
Mais au-delà de ces divergences, Ndiaga Sylla invite surtout à regarder les conséquences des affrontements politiques sur les priorités nationales. « Qui se préoccupe réellement des urgences sociales et de la souffrance quotidienne des Sénégalais ? », interroge-t-il.
L’emploi, le coût de la vie, l’accès aux services essentiels et l’amélioration des conditions d’existence doivent, selon lui, rester au cœur des responsabilités publiques. Les stratégies de conquête ou de conservation du pouvoir ne sauraient se substituer aux réponses attendues par les populations.
Pour Ndiaga Sylla, la crédibilité des gouvernants dépend ainsi moins des principes qu’ils proclament que de la régularité avec laquelle ils les appliquent. Il appelle à la responsabilité, au respect de la parole donnée et à une action politique tournée vers l’intérêt général.
Son message dépasse donc la dénonciation des contradictions : il rappelle que l’exercice du pouvoir constitue d’abord une responsabilité envers les citoyens, dont les besoins ne doivent pas être relégués derrière les ambitions personnelles et partisanes.
