A la UneACTUALITES
A la Une

Budget : Moussa Tine dénonce « l’énième promesse du chaos impossible »

Dans une tribune au ton incisif, le président d’AD/PENCOO critique les menaces de blocage des lois de finances par la majorité parlementaire. Moussa Tine met en cause la cohérence d’Ousmane Sonko sur les fonds spéciaux et appelle à la responsabilité dans les rapports entre institutions.

« Arrêtons ce cirque. » La formule résume l’exaspération exprimée par Moussa Tine dans sa tribune intitulée « L’énième promesse du chaos impossible ». Le président d’AD/PENCOO y dénonce une confrontation politique dont il redoute les conséquences pour les citoyens et la crédibilité financière du Sénégal.

Au cœur de son propos : les menaces de refus d’adoption des lois de finances. Moussa Tine estime qu’une majorité parlementaire, aussi forte soit-elle, doit exercer ses prérogatives dans le respect des autres institutions. Il considère qu’une position institutionnelle ne saurait justifier ce qu’il qualifie de « chantage » face à une décision du Conseil constitutionnel.

Les fonds spéciaux au cœur de ses critiques

Moussa Tine s’en prend particulièrement à la position d’Ousmane Sonko sur le contrôle des fonds spéciaux. Il lui reproche de réclamer aujourd’hui des garanties de transparence qu’il n’aurait pas lui-même fait instaurer lorsqu’il dirigeait le gouvernement.

Selon le président d’AD/PENCOO, cette exigence aurait gagné en cohérence si elle avait été portée pendant son passage à la Primature, avec l’appui de sa majorité parlementaire. Il critique également les dénonciations de nouvelles taxations venant de responsables qui, souligne-t-il, ont eux-mêmes exercé le pouvoir.

Une stratégie dont il conteste l’efficacité

Sur le terrain institutionnel, Moussa Tine soutient que le refus de voter le budget ne priverait pas nécessairement le président de la République de moyens d’action. Invoquant l’article 68 de la Constitution, il défend l’idée que l’Exécutif dispose de mécanismes lui permettant de faire face à une telle situation. Cette lecture constitue l’un des arguments centraux de sa contestation de la stratégie parlementaire.

Il rappelle aussi que la majorité dispose, selon lui, d’autres instruments constitutionnels pour demander des comptes au gouvernement. Il l’interpelle donc sur le choix d’un affrontement budgétaire susceptible, à ses yeux, de pénaliser les populations.

Un avertissement sur le risque économique

Moussa Tine alerte enfin sur le signal envoyé aux partenaires financiers dans un contexte de recherche de solutions au traitement de la dette. Il invite l’Assemblée nationale et son président à mesurer les conséquences économiques de leurs initiatives.

Au-delà de la querelle budgétaire, le président d’AD/PENCOO plaide pour une pratique politique fondée sur la compétence, la maturité et la collaboration des pouvoirs. Son message vise autant la méthode que les priorités : les rivalités institutionnelles, insiste-t-il, ne doivent pas faire passer au second plan les difficultés quotidiennes des Sénégalais.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page