Rejet du PLFR 2026 : le FDR accuse PASTEF d’avoir « franchi le Rubicon »
Le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) critique vivement le rejet du projet de loi de finances rectificative par le groupe parlementaire PASTEF. Dans une déclaration datée du 4 novembre 2026, sa Conférence des leaders dénonce un choix partisan et appelle à la mobilisation.
« Le PASTEF franchit le Rubicon. » Le titre de la déclaration donne le ton. Pour le FDR, le rejet du projet de loi de finances rectificative constitue une décision lourde de conséquences, dont le groupe parlementaire PASTEF doit assumer la responsabilité devant les Sénégalais.
Le Front reproche notamment aux députés d’avoir fait obstacle à l’examen du texte en recourant à une question préalable. Selon ses dirigeants, cette procédure a privé l’Assemblée nationale d’un débat sur le fond des mesures budgétaires proposées.
Une décision jugée contraire à l’intérêt général
Le FDR voit dans ce rejet « une préférence assumée pour les intérêts partisans au détriment de l’intérêt général ». Il accuse ainsi le groupe parlementaire d’avoir privilégié une logique politique dans un contexte qui exige, à ses yeux, davantage de responsabilité.
Le Front précise toutefois que des moyens existent pour éviter un blocage du pays. Sa déclaration ne présente donc pas le rejet du PLFR comme synonyme d’un arrêt automatique du fonctionnement de l’État. Elle insiste plutôt sur les effets politiques et économiques qu’il redoute.
Des inquiétudes sur la crédibilité financière du Sénégal
La Conférence des leaders estime que cette confrontation pourrait fragiliser davantage la confiance des investisseurs et compliquer la mobilisation de financements à des conditions soutenables.
Pour étayer son inquiétude, le FDR évoque cinq dégradations de la note souveraine du Sénégal. Il considère que le pays ne peut se permettre une nouvelle détérioration de sa crédibilité dans la recherche des ressources nécessaires au financement de l’action publique.
Ces appréciations traduisent la lecture politique et économique défendue par le Front dans sa déclaration.
Un appel à unir les forces
Face à cette situation, le FDR réitère son appel aux organisations préoccupées par l’avenir du pays. Il les invite à conjuguer leurs efforts pour s’opposer à ce qu’il qualifie de « dérives » de PASTEF.
La déclaration s’achève sur une exhortation à la mobilisation : « Chaque jour compte ! »
Avec cette prise de position, le FDR durcit le ton contre le parti d’Ousmane Sonko et cherche à fédérer les forces qui partagent ses inquiétudes. Le débat budgétaire se prolonge ainsi sur le terrain politique, autour de la responsabilité des acteurs et des conséquences du bras de fer institutionnel.
