Abdoulaye Diop « Albourah » : l’hommage d’Ibrahima Ndoye à un serviteur de la République
Dans un texte consacré à la disparition du général de police Abdoulaye Diop, Ibrahima Ndoye, ancien ministre et vice-président du Conseil départemental de Thiès, évoque la mémoire d’un haut fonctionnaire dévoué, d’un homme de cœur et d’une figure respectée du Diender.

Un parcours au service de la sécurité publique, un attachement constant à son terroir et une générosité qui a marqué ses proches. C’est le portrait que dresse Ibrahima Ndoye du général Abdoulaye Diop, affectueusement surnommé « Albourah », dans un hommage intitulé « Le dernier garde-à-vous d’un géant de la République ».
Selon son témoignage, le haut gradé s’est éteint après une longue maladie. Sa disparition laisse un vide dans la famille policière, mais aussi à Keur Matar Guèye, son village d’origine situé près de Pout, dans le Diender.
Ibrahima Ndoye raconte que, dès ses années de collège, Abdoulaye Diop était présenté aux jeunes de la localité comme un exemple de réussite et de devoir. Une reconnaissance entretenue, au fil des années, par ses engagements citoyens et ses actions sociales en faveur des populations.
L’ancien ministre insiste également sur son rapport à la terre. Malgré ses responsabilités, le policier avait conservé une passion pour l’agriculture. Selon l’auteur, cet engagement a encouragé des cadres et des jeunes du terroir à investir dans ce secteur pour valoriser les potentialités des Niayes.
Sur le plan professionnel, Ibrahima Ndoye retrace un parcours passé notamment par le commandement du Corps urbain, le Commissariat central de Dakar, la Sûreté urbaine et la Sécurité publique. Il décrit un responsable exigeant, attaché à la protection des institutions autant qu’au respect des citoyens.
L’hommage revient particulièrement sur une intervention d’Abdoulaye Diop devant ses hommes. L’auteur en retient une leçon essentielle : l’uniforme doit servir à protéger et à respecter les populations. Il présente cette prise de parole comme un héritage moral pour les générations de policiers.
À ce portrait du responsable de la sécurité s’ajoute un témoignage plus personnel. Ibrahima Ndoye évoque les conseils reçus, la fidélité en amitié et le patriotisme d’un homme qu’il considérait comme un frère et une référence.
L’ancien ministre salue enfin la dignité avec laquelle Abdoulaye Diop aurait traversé l’épreuve de la maladie. À sa famille, à ses anciens collègues et aux habitants du Diender, il adresse un message de compassion, avec la conviction que son souvenir continuera de vivre dans les institutions qu’il a servies et dans le terroir auquel il était resté fidèle.
